<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>sharkuterie - requinades</title> <description>Tiburones y otras obsesiones</description> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/requinades/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 12:05:25 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/08/08/un-requin-ange-est-passe.html</guid> <title>Un requin ange est passé</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/08/08/un-requin-ange-est-passe.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Fri,  8 Aug 2008 02:55:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://sharkuterie.blogspirit.com/media/00/00/363c76f528069ce1269bdd6084044ad2.jpg&quot; id=&quot;media-234796&quot; title=&quot;requin ange&quot; alt=&quot;7d094507579a2198fd7326cb1222dcaf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai plongé au bon endroit, mais pas à la bonne tempérarature, d'après les mecs du coin. Je pensais qu'il ne se passerait rien, mais il n'en fût pas ainsi, car il n'en est jamais ainsi, aux Canaries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment vous dire exactement où cela s'est passé, ce site a autant de noms que de plongeurs qui le parcourent. San Miguel? Peut être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était en face du phare, à gauche. A 27m de profondeur. Une trace dans le sable, encore chaude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 jours plus tard, mes collègues aperçurent sans moi, au même endroit, un requin ange qui se barrait en laissant derrière lui un sarcophage de regrets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne peux pas les croire. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/05/23/le-tour-de-la-question.html</guid> <title>Le tour de la question</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/05/23/le-tour-de-la-question.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Fri, 23 May 2008 03:41:51 +0200</pubDate> <description> Ces derniers temps, je me pose parfois cette question angoissante. Ai-je fait le tour de la question des requins. ? Ou plutôt, combien de fois en ai-je fait le tour ? Ne suis-je pas occupé à encercler de manière répétitive et obsessionnelle un sujet qui n’en vaut plus la peine. ? Un sentiment de requin. Une curieuse impression de tourner en rond. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la nature complexe de la fascination que nous portons à ces animaux était finalement plus intéressante que ces derniers. Ne se pourrait-il qu’ils ne soient que les victimes de notre imaginaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur beauté n’est t-elle pas à mettre en rapport avec la décharge d’adrénaline injustifiée que nous procure leur présence ? L’une n’est-elle pas le résultat de l’autre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réalité des requins est peut être très nettement en dessous de la représentation fantasmatique que nous nous en faisons .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je tourne en rond. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et je continuerai, jusqu’à ce que le problème se sente cerné. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/03/11/un-instructeur-mordu-par-un-requin-bouledogue-lors-d-un-shar.html</guid> <title>Un instructeur mordu par un requin bouledogue lors d'un shark feeding à Cuba</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/03/11/un-instructeur-mordu-par-un-requin-bouledogue-lors-d-un-shar.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Tue, 11 Mar 2008 18:40:00 +0100</pubDate> <description> &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/HbdTROt14G8&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/HbdTROt14G8&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;325&quot; height=&quot;255&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Santa Lucia, Cuba, 2004. (la vidéo n'est pas de moi).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un nouvel épisode dans ma série sur les shark feeding et la preuve de ce que je vous disais. Ce requin bouledogue est nourri à la main... et se saisit du bras. A faible distance le requin révulse ses yeux et se dirige aux courants électriques. Dès qu'il réalise son erreur, il relâche immédiatement. Autrement, c'est tout le bras qui serait parti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre bon conseil, en dehors de celui assez évident de ne pas nourrir un requin à la main : ne pas agiter les bras, surtout lorsque l'on ne porte pas de gant. Votre main risque d'être prise pour un bout d'appât qui se balade. Le requin pourvu de nageoire a du mal à concevoir ce qu'est un bras recouvert de néoprène qui se termine par une main nue. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/03/07/erratum-sur-l-attaque-de-requin-survenue-aux-bahamas.html</guid> <title>Erratum sur l'attaque de requin survenue aux Bahamas</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/03/07/erratum-sur-l-attaque-de-requin-survenue-aux-bahamas.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Fri,  7 Mar 2008 17:30:00 +0100</pubDate> <description> Contrairement à ce qui avait été dit dans les premiers communiqués et comme on pouvait s'en douter après mon dernier post, le requin impliqué était un requin tigre. Je n'ai pas dit coupable. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/03/06/informations-additionnelles-sur-l-accident-survenu-lors-d-un.html</guid> <title>Informations additionnelles sur l’accident survenu lors d’un shark feeding</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/03/06/informations-additionnelles-sur-l-accident-survenu-lors-d-un.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Thu,  6 Mar 2008 01:10:00 +0100</pubDate> <description> J’ai pu obtenir quelques informations complémentaires sur l’accident survenu lors d’un shark feeding la semaine dernière. Apparemment, il se serait produit dans les eaux bahaméennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai pu trouver sur Youtube deux vidéos prises lors de feedings organisés par le même opérateur avant  l’accident. Je n’ai pas vu sur ces vidéos de requins bouledogue, mais en revanche plusieurs requins tigre qui avaient l’air particulièrement agités, ce qui n’est pas si courant pour le requin tigre, car c’est un requin d'ordinaire calme. Il n’entre pas en frénésie, y compris quand il se nourrit sur des carcasses de baleines mortes qui pour les grands blancs sont des lieux d’orgie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit néanmoins distinctement sur ces vidéos que les requins tigre viennent un peu trop fréquemment taper du museau l’objectif du caméraman. La raison est simple. ils cherchent quelque chose : l’origine de l’odeur. Faute de la localiser, ils s’énervent. S’il ne peuvent localiser cette source, c’est que toute la zone du feeding doit être saturée d’odeur et de minuscules morceaux d’appâts. Un détail ne trompe pas : les autres poissons sont très éparpillés sur toute la zone ou se trouvent les plongeurs, alors que normalement ils se concentrent autour de l’appât. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On aperçoit une densité de poissons un peu plus importante autour d’un des plongeurs agenouillés au fond (la profondeur doit être de 10m maximum). On distingue qu’il tient ce qui ressemble à un appareil photo d’une main et de l’autre un récipient dont il doit sortir des appâts de temps en temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, il se met doublement en danger ainsi que les plongeurs autour de lui, d’abord en faisant que les requins associent la présence d’appât à celle des plongeurs, ensuite en éparpillant des morceaux d’appâts anarchiquement sur la zone. Il est toujours bon dans un shark feeding qu'il y ait une zone &quot;safe&quot; où se trouvent les plongeurs et une zone où les requins se nourrissent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les shark feeding sûrs, comme ceux de Walker’s Cay ou d’Aliwal Shoal évitent ces deux écueils. A Walker’s Cay, la boule d’appât est congélée, ce qui évite l’éparpillement. A Aliwal shoal, les opérateurs procèdent en deux temps. D’abord ils attirent les requins avec du chum (brouet odorant), puis, une fois les requins sur zones, laissent dériver un tambour de machine à laver rempli de sardine et accroché à une drumline sur laquelle sont accroché des carcasses de plus gros poissons pour les requin tigre. Aucun morceau d’appât ne se disperse.  C’est alors seulement qu’ils laissent les plongeurs se mettre à l’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est la clé. La source d’appât ne doit pas laisser échapper de morceaux de poissons et les requins ne doivent pas être nourri directement par l’homme. Ils doivent associer ce dernier à un prédateur qui comme eux a été attiré par l’odeur. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/02/26/un-requin-bouledogue-tue-un-plongeur-lors-d-un-shark-feeding.html</guid> <title>Un requin bouledogue tue un plongeur lors d’un shark feeding</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/02/26/un-requin-bouledogue-tue-un-plongeur-lors-d-un-shark-feeding.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 23:35:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://sharkuterie.blogspirit.com/media/02/01/d4f26df29d682ca2d7a87d39b50ad127.jpg&quot; id=&quot;media-144553&quot; title=&quot;requin bouledogue&quot; alt=&quot;9de87b8c180204318679c9879878bfb3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi-même en snorkeling avec &lt;br /&gt;
un requin bouledogue aux Bahamas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un plongeur autrichien serait mort des suites de ses blessures, le week dernier en Floride, suite à un accident survenu lors d’un shark feeding, à 50 miles au sud est de Fort Lauderdale. Apparemment, l’opérateur ne serait pas des plus fiables, puisqu’il avait déjà été averti par courrier par Neal Watson qui supervise la plupart des shark feedings de la région, Bahamas comprises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le requin incriminé serait un requin bouledogue (bull shark) et aurait mordu le touriste à la jambe. Ce dernier serait mort de ses blessures après avoir été transporté en hélicoptère dans un hôpital de Floride. Probablement une perte de sang trop importante. C’est le danger lors d’une attaque de requin. Si d’ailleurs le nombre de mort n’a pas augmenté plus au cours des dernières décennies, cela est principalement dû à la rapidité des secours qui permettent des transfusions plus rapides. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nul doute que cet accident va relancer le débat sur les shark feedings et notamment ceux qui impliquent des requins dits dangereux, comme celui-ci qui attirait régulièrement requins tigre et requins bouledogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est la première fois que j’entends parler d’un accident de la sorte sur le net. Même si dans la réalité ces accidents arrivent. Il faut reconnaître qu’ils sont généralement tus par les opérateurs et qu’une véritable omerta est soigneusement entretenue par les uns et les autres. J’ai pourtant réussi à savoir par diverses indiscrétions qu’un plongeur avait été mordu au visage lors du sardine run de l’année dernière. J’ai également eu vent d’une attaque provoquées, probablement mortelle, de requin tigre en Afrique du Sud, il y a quelques années. Il semblerait qu’une attaque (mortelle ou non je ne le sais pas) impliquant un requin océanique à pointe blanche ait aussi eu lieu sur un récif du large en Egypte (Brothers ou Elphinstone, je n’en sais rien). Les guides rencontrés sur place ne me l’ont jamais confirmée, mais ils n’ont jamais cherché à l’infirmer non plus. Leur silence semblait néanmoins éloquent. L’Egypte, qui ne comporte aucun Hélicoptère de secours, ce qui est tout de même une honte quand on pense à l’argent que les plongeurs du monde entier y déversent chaque année, est à cet égard un des pires endroits où un tel accident puisse survenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est fort dommage que ces accidents soient systématiquement tus. Les opérateurs doivent estimer, justement ou non, qu’ils procureraient une baisse de la fréquentation. Je n’en suis pas si sûr. Le silence qui les entoure me semble pire. Il empêche les touristes d'évaluer les risques qu'ils courent et empêche de faire le tri entre bons et mauvais opérateurs. Il entretient aussi les pratiques abusives comme celles que l’on voit à Elphinstone où les bateaux nourrissent fréquemment les requins océaniques alors même qu’un peu plus loin des plongeurs se jettent à l’eau.  Il nourrit les rumeurs infondées (rien ne me prouve en effet que les accidents dont je vous parle aient bien eu lieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait sain qu’un serveur rassemble des données concernant ces accidents. En attendant qu’un site plus développé ne s’y colle, je vous propose de m’envoyer un mail si jamais vous avez vent de tels accidents ou abus. Après vérification, je tâcherais de les mettre  en ligne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait d’ailleurs envisager la même chose pour les accidents de plongée qui sont bien souvent eux aussi soigneusement dissimulés. Or les accidents se répètent souvent de la même façon. Les connaître, c’est pouvoir les éviter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour en revenir à cet accident précis, je ne saurais encore que dire. Si ce n’est qu’il faut bien se renseigner avant de faire confiance à un opérateur qui attire en pleine eau de tels requins. Il convient également de bien observer les procédures. Le requin est un animal d’habitude. Ainsi, aux Bahamas, un opérateur avait l’habitude de nettoyer le pont des restes d’appâts, une fois les plongeurs remontés. Les requins le savaient et attendaient ces derniers morceaux de poissons. Un jour, un plongeur, après sa plongée eut la mauvaise idée de nettoyer son masque en surface. Un requin le mordit sérieusement à la main. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient donc de ne se livrer à ce genre d’activité qu’avec extrême prudence et en compagnie de vrais professionnels. Il faut être avec quelqu’un qui contrôle bien les mises à l’eau ainsi que les sorties et qui surtout sache empêcher les novices de se placer à contre-courant des appâts. Les squales ne doivent pas être nourris directement à la main, bien évidemment. En Afrique du Sud à Aliwal, deux opérateurs contrôlent parfaitement ces techniques avec les requins tigres. Reste que ceux-ci n’ont pu éviter des incidents liés à l’inconscience de certains plongeurs. Ainsi ai-je pu voir une vidéo dans laquelle un père ayant confié une caméra au caisson métallique bien scintillant à son fils, laissa celui-ci foncer directement sur l’appât à contre-courant, horizontalement sous la surface. Tout ce que les requins tigre apprécient. Un requin fonça droit sur le jeune homme, se saisit de la caméra et il s’en fallut d’un miracle qu’il ne soit pas blessé. Seule l’intervention immédiate de l’opérateur permit d’éviter l’accident.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les requins bouledogue, je ne les ai jamais vus appâtés en pleine eau, mais je suspecte que la chose puisse être dangereuse, dans la mesure où le bouledogue préfère les proies vivantes qui se débattent. Ainsi, à Walker’s Cay aux Bahamas, on ne les voit pas sur le site du shark rodeo. Même chose à Aliwal shoal où ils ne viennent pas sur les lieux des plongées avec les tigres. Il se pourrait donc que notre opérateur de Floride ait utilisé une technique dangereuse et peu au point. J’avais à cet égard aperçu une vidéo sur le net où l’on apercevait requins tigre et bouledogue sous l’eau, depuis l’arrière d’un bateau. Les plongeurs devaient être sous la plateforme arrière du bateau. La technique n’avait pas l’air très élaborée et les requins étaient forcément attirés par quelque chose lancé depuis le bateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une chose n’est jamais à perdre de vue quand on plonge avec un requin. Si le risque d’accident est faible, les conséquences peuvent être désastreuses. On ne peut autoriser le moindre risque. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/01/09/et-si-on-commencait-l-annee-par-des-poissons-d-avril.html</guid> <title>Et si on commençait l'année par des poissons d'avril ?</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2008/01/09/et-si-on-commencait-l-annee-par-des-poissons-d-avril.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Wed,  9 Jan 2008 16:55:00 +0100</pubDate> <description> &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt; &lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/05l4AbIBCOs&quot;&gt; &lt;/param&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/05l4AbIBCOs&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;325&quot; height=&quot;250&quot;&gt; &lt;/embed&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Requins blanc, Dyer island, Juillet 2005&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne année à vous qui êtes trois fois plus nombreux que l’année dernière à la même époque. Ce qui me fait le plus plaisir, ce sont les mails que je reçois et vos commentaires qui se font un peu moins rares. A cet égard, n’hésitez pas à me faire part des articles qui vous intéressent afin que je poursuive dans ce sens. Je compte prochainement revenir sur une rubrique un peu délaissée, celle de mes « meilleures plongées avec des requins ». Je vous réserve également quelques nouvelles vidéos dont la qualité devrait être meilleure, grâce aux convertisseurs de fichiers désormais disponibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cause des requins fait son chemin. Leur éradication a même fait l’objet d’une séquence lors du zapping de fin d’année sur Canal plus. Il faut à cet égard saluer le travail de sensibilisation énorme accompli par le film Sharkwater. Il semble que l’heure, plus qu’à la sensibilisation, soit désormais à l’action. Et de ce côté, il y a beaucoup de travail. J’ai pu constater en deux passages sur le marché de St Martin de Ré cet été, qu’à chaque fois le requin était proposé aux consommateurs. Une fois du requin taupe, l’autre du requin bleu. Parlez aux poissonniers, parlez aux consommateurs. C’est en supprimant la demande qu’on arrêtera l’offre. Il est plus facile et plus légitime de convaincre un Européen bien portant qu’il peut se passer de requin, qu’un pêcheur Sénégalais dans le besoin qu’il doit renoncer à cette source de revenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’année a commencé avec une nouvelle étonnante. Le feuilleton de la présence du grand requin blanc sur les côtes anglaises se poursuit. La nouvelle est cependant à prendre avec les plus longues pincettes disponibles, car elle émane au départ, une fois de plus, du très sérieux  Sun. Ce journal même qui nous faisait part de la possible présence cet été d’un requin blanc sur les côtes du Cornwall, attestée par une vidéo. Très vite le débat s’était alors porté sur le fait de savoir si l’aileron filmé ne pouvait être celui d’un très gros spécimen de requin taupe. On avait juste oublié de se demander si cette vidéo avait bien été filmée en Angleterre, ce qui n’était justement pas le cas. Il s’agissait en fait bien d’un requin blanc, mais d’un requin blanc Sud Africain. Le requin blanc a remplacé le monstre du Loch Ness. L’animal en voie de disparition a donc fini par accéder au statut de créature mythique dans l’inconscient collectif britannique, ce qui n’est guère rassurant. On utilise les mêmes stratagèmes qu’hier pour faire croire à sa présence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également rappeler qu’au cours des deux précédentes années une promeneuse avait déjà cru apercevoir un grand blanc du haut d’une falaise du Cornwall et un surfer avait cru distinguer la silhouette d’un requin bouledogue alors qu’il était assis sur sa planche dans la même région (ce dernier événement avait d’ailleurs fait l’objet d’un article de ma part). Il s’agissait probablement dans les deux cas, au vu de l’endroit et de la saison, de requins pèlerin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette fois-ci, la nouvelle a l’air plus sérieuse ou la supercherie plus élaborée. Un phoque gris a été retrouvé mort le 4 Janvier sur la cote du Norfolk, portant les signes caractéristiques d’une morsure de grand requin. Une gigantesque morsure en forme de demie lune qui au-delà de la graisse a atteint les organes vitaux de l’animal. S’il s’agit d’une requin (et il ne peut s’agir d’un orque vu la taille de la machoire), il s’agit probablement d’un requin blanc. A ma connaissance le Mako n’attaque pas les phoques et quand bien même ce serait le cas, il  s’agirait alors d’un spécimen d’une taille hors du commun (ce qui est toutefois possible, une pièce de 884 livres ayant été pêchée cette année). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première nouvelle en a déclenché une seconde, relayée cette fois par le Daily Mail, journal tout aussi sérieux qui s’interroge encore sur les véritables circonstances de la mort de la princesse Diana. A la lecture de l’article du Sun, un pêcheur du Suffolk aurait fait le rapprochement avec une carcasse de marsouin qu’il avait observée et prise en photo à l’aide de son téléphone portable sur une plage le 1er Janvier au matin. Cette fois-ci, il s’agit d’une proie, certes occasionnelle, mais entrant dans le menu du requin mako. Qui plus est, les mutilations que l’on constate sur ce qu’il reste de la carcasse ne permettent pas de tirer de véritable conclusion quant à l’identité du ou des agresseurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toujours est-il que les commentateurs ne peuvent s’empêcher de voir là la possible signature du tueur blanc tant espéré. Possible. Même si rien ne dit que les incidents soient reliés, même si aucun requin blanc n'a jamais été observé en Atlantique Est au nord de Noirmoutiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous me permettrez néanmoins de rester dubitatif. Le pêcheur qui a trouvé la carcasse du marsouin souligne qu’en 40 ans de pêche, il n’avait jamais vu de marsouin échoué. Quant au phoque, on ne comprend pas bien pourquoi un requin blanc, s’il s’agit de cette espèce, ne l’aurait pas consommé en entier, puisque les organes vitaux semblaient atteint et que l’on ne voit pas bien comment l’animal aurait pu s’échapper. Les individus mutilés que l’on aperçoit du côté de Dyer ou de Seal island en Afrique du Sud ne parviennent à fuir leur agresseur qu’à la seule condition de n’avoir été amputé que de graisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et si nous avions affaire à un serial imposteur ? </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/12/18/le-requin-qui-attaquait-les-kangourous.html</guid> <title>Le requin qui attaquait les kangourous</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/12/18/le-requin-qui-attaquait-les-kangourous.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Tue, 18 Dec 2007 23:15:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://sharkuterie.blogspirit.com/media/02/01/f62776abcdb6d1d9cb3442f673374586.jpg&quot; id=&quot;media-104446&quot; title=&quot;kangourou, mer&quot; alt=&quot;95fbad29c412f5f1ad5f35334ff25155.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Un kangourou en pleine baignade (la photo n'est pas de moi).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un évènement vient de faire la une de l’actualité marine globale. Un kangourou a été attaqué par un requin et n’a pas survécu à cette attaque. Quoi de tellement surprenant?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi tout cela paraîtrait-il anormal ou insolite, puisqu’il y a des requins en Océanie et que les kangourous nagent? Mais voilà, justement, on ignorait tout de la propension aquatique du kangourou. Il y a des animaux improbables que l’on met inconsciemment à l’abri d’un redoublement d’improbable comme une attaque de requin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coupable, je vous le donne en mille : le plus imaginatif des squales, le requin bouledogue, votre nouvel ami. On ne peut vraiment faire confiance qu’à lui pour animer les pages de la Sharkuterie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors pourquoi cette nouvelle étonne t-elle ? Pour son incongruité. Parce qu'on se demande ce que le kangourou foutait là. Comme un top model italien accompagné d’un chef d’état qui visiterait Euro Disney par un dimanche après-midi de Décembre. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/12/15/trunko-le-monstre-de-margate.html</guid> <title>Trunko, le monstre de Margate</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/12/15/trunko-le-monstre-de-margate.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Sat, 15 Dec 2007 03:55:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://sharkuterie.blogspirit.com/media/01/00/a01b4d026083410b49ebcc1cb15f2575.jpg&quot; id=&quot;media-104440&quot; title=&quot;plage de margate; sardine run, aileron de requin&quot; alt=&quot;3ad7f5f6023b4490cb007e678f1db5d3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Le premier aileron de requin qu'ait aperçu mon fils, par un après midi de Juin 2005, sur la plage de Margate. Là même où s'échoua Trunko.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par un matin d’Octobre 1924, alors que Lénine venait de relâcher depuis 10 mois sa vigilance sur un monde qui s’éloignait inexorablement d’une certaine vision du communisme, un étrange animal fut aperçu au large de Margate, qui faisait alors partie de ce que les Anglais avaient nommé l’Union Sud Africaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les témoins rapportent qu’un animal marin, pourvu d’une longue trompe et couvert d’une fourrure d’ours blanc, aurait été vu livrant un dernier combat contre plusieurs baleines qui l’attaquaient sans rémission. Le combat dura, semble t-il, plusieurs heures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, la carcasse du Léviathan s’échoua sur la plage où elle demeura pendant plusieurs jours sans que personne ne la photographiât. L’animal atteignait une taille qui, d’après les marseillais présents sur place, dépassait les 40 pieds. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques prélèvements, à ma connaissance furent opérés, puis ensuite égarés. Il s’agissait d’un temps où les monstres se faisaient remarquer sans se faire totalement respecter. Il semblait normal que la profondeur recèle d’idées originales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi devrais-je vous raconter cette histoire à la con ? A cela deux raisons. La plage de Margate et ce flou que nos cerveaux du 21ème siècle peuvent dissiper si facilement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est sur la plage de Margate que mon fils par un jour de juin a vu son premier requin dans cinquante centimètres d’eau. Il s’agissait d’un grand requin sombre qui poursuivait une poche de sardines lors de la migration annuelle. C’est une attaque mortelle sur la même plage en 1957 qui déclencha la pose de filets sur toute la côte du Natal. Il s’agit d’une plage exceptionnelle, car elle fait face à un récif coralien à nul autre pareil. Il s’agit du seul récif à ma connaissance où le chaud et le froid se soient donnés rendez-vous. Quasiment toutes les espèces majeures de requins peuvent y être observées : requin blanc, requin tigre, requin bouledogue, requin mako, requin renard, requin taureau, requin sombre, requin cuivre, requin marteau halicorne etc. Comme par hasard, c’est à cet endroit-là que s’est manifesté Trunko. Il a choisi le dernier récif vers le sud. La dernière station essence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Venons-en à la seconde raison. Que s’est-il vraiment passé ? Pour moi, cette histoire est beaucoup plus simple que ce que la collectivité solidaire des brêles indécises agrégées vous racontera sur Wikipedia. Il n’y a qu’une seule possibilité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’agissait tout simplement d’une bâston entre requins. Pas d’ours, pas de trompe, pas d’éléphant, pas de baleines. Juste des requins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Curieusement, c’est l’identité du monstre qui est la plus facile à déterminer. Il s’agissait sans aucun doute possible d’un requin pèlerin en état de décomposition avancée. La mâchoire s’était détachée, faisant paraître son petit crâne comme le bout d’une trompe, et les tissus en décomposition prenaient l’apparence de poils, mais là ne comptez pas sur moi pour vous expliquer pourquoi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait se demander s’il ne s’agissait pas plutôt d’un requin baleine, mais il me semble que c’est très improbable, même si l’espèce, comme le requin pèlerin, à déjà été aperçue sur Protea (et récemment sur Aliwal Shoal en 2006). D’autres récits, dont celui d’un  spécimen pêché par un cargo japonais au large de la Nouvelle Zélande en 1977(dont on fit courir le bruit qu’il s’agissait peut être d’un spécimen de plésiosaure), prouvent que c’est le requin pèlerin qui se décompose de cette façon. La seule chose que je ne comprenne pas est la raison pour laquelle il flotte en surface. Peut-être aspire t-il de l’air pour maintenir une flottabilité neutre, comme le font le requins taureaux ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais bon, vraiment, faites-moi confiance, la question intéressante est ailleurs. Quelles étaient ces baleines qui l’attaquaient ? D’après moi, il ne pouvait s’agir de baleine. Le terme de baleine employé par les témoins ayant assisté à la scène à distance ne peut être pris au mot. La notion de baleine désignait à cette époque une foultitude de choses pas très claires. Les baleines qui traînent à cette moment-là de l'année (et ce n’est pas l’heure de pointe) dans ces eaux, n’attaqueraient jamais une carcasse de requin mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls cétacés qui auraient pu à mon sens se livrer à de telles activités seraient des cétacés carnivores comme les orques. Je n’y crois pourtant pas. Les orques ne sont pas des charognards. Qui plus est, leur présence à cet endroit, à ce moment, serait tout à fait surprenante. Ils s’aventurent parfois aussi près des côtes en juin , pendant le Run, mais pas en octobre. S’il s’agissait d’orques d’ailleurs, une autre possibilité serait envisageable. Les faux orques. J’en aperçu un en 2005, j’ai sauté à l’eau, personne ne m’a suivi, et lui même ne m’a pas attendu. Ca tombait bien, je ne connaissais pas personnellement ces dauphins aux longues dens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors de quoi pouvait-il bien s’agir. D’après moi de plusieurs requins blancs. Leurs charges verticales soulevèrent sans doute la carcasse au point de donner l’impression qu’elle était vivante. On savait s’amuser en 1924.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il aurait pu s’agir aussi de requins tigres, mais c'est peu probable. Il s’agit certes d’un de leur terrain de chasse privilégié, mais ce n’est ni leur saison, ni leur mode d’opération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc voilà la version officielle : un requin pèlerin mort s’est fait ce jour là dépouiller par plusieurs requins blancs. C’est tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les monstres sont une ressource que nous avons épuisée.  Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais au cours de cette histoire, je viens d’en faire disparaître un. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/11/20/un-requin-bouledogue-en-irak.html</guid> <title>Un requin bouledogue en Irak</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/11/20/un-requin-bouledogue-en-irak.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 21:50:00 +0100</pubDate> <description> Pauvres irakiens qui ne sont à l’abri nul part. Les américains et les attentats sur terre et maintenant des requins dans les fleuves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous l’avez peut être entendu, un requin a été trouvé mort dans les filets d’un pêcheur non loin de Nassiriyah à 200 kms de la mer, en Irak. Il s’agirait d’un spécimen d’environ 2 m,  et 110 kg, décrit comme étant un requin blanc ayant commis une escapade suicidaire en eau douce dans l’Euphrate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous vous en doutez, il ne s’agit évidemment pas d’un requin blanc. Je vous le confirme, j’ai vu une photo de l’animal. Pas plus d’un requin taureau, comme le prétendent d’autres sites pseudo-érudits (erreur habituelle de traduction de bullshark en français), mais bien d’un requin bouledogue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sites qui rapportent cet évènement parlent d’une prise inédite. Ce n’est pas non plus tout à fait vrai. Le requin bouledogue a fréquenté pendant de nombreuses années l’Euphrate, ainsi que le Tigre, autre fleuve d’Irak. Les individus à ailerons qui fréquentent ce genres d’eaux fluviales le font essentiellement, quand il s’agit de spécimens de petite taille (environ 1m), pour se préserver des prédateurs. On les trouve alors souvent aux embouchures des fleuves. Pour ce qui est des individus de plus grande taille, il s’agit le plus souvent de femelle qui viennent mettre bas. La constitution particulière de cette espèce lui autorise ces séjours prolongés en eau douce (cf. article : « Dans quelles circonstances le requin bouledogue en vient-il à attaquer ? »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la présence du bouledogue dans l’Euphrate semble avoir été oubliée, c’est que cette espèce a progressivement déserté les fleuves qui étaient son domaine jadis. Il y a de cela 5 ans, dans le cadre d’un reportage sur les attaques de 1916 dans le New Jersey, une équipe de National Geographic avait eu le plus grand mal à trouver un tout petit spécimen de bouledogue mort, après trois semaines de tournage sur le Gange, alors qu'il &quot;infestait&quot; jadis ce fleuve. Le Zambèze, qui était son royaume et qui lui a valu son surnom en Afrique australe (requin du Zambèze), ne fait lui même plus partie de ses fleuves prédilections, obstrué qu’il est par de nombreux barrages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la présence des américains en Irak est contestable, celle d'un requin bouledogue dans l’Euphrate l'est beaucoup moins. Il ne fait que revenir, peut être à l’occasion de circonstances exceptionnelles, sur un territoire dont on l’a chassé, il y a peu. Peut-être s'agit-il d'ailleurs d'un ultime pélerinage. Qui sait si l’on reverra un jour un autre requin bouledogue dans l’Euphrate ? </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/11/01/les-hauts-et-les-bas-du-requin-tigre.html</guid> <title>Les hauts et les bas du requin tigre</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/11/01/les-hauts-et-les-bas-du-requin-tigre.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Thu,  1 Nov 2007 18:15:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://sharkuterie.blogspirit.com/media/02/00/c107092334ac0707caacac35ab3b6477.jpeg&quot; id=&quot;media-75458&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;f81ec72a6dff7710ae1dabd948efcdfa.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma femme en compagnie d'un requin tigre. Aliwal Shoal, Juin 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dernières observations pratiquées sur le requin tigre, comme souvent, contredisent les précédentes. Il s’avère que le requin tigre est un requin qui a des sautes d’humeur dont on n’avait jamais vraiment perçu l’origine, évidemment lunatique, sans qu’elle ne soit tout à fait nocturne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que ce soit en matière de profondeur, de température, de nourriture ou de lieu de résidence, le requin tigre oscille. L’hésitation est érigée chez lui en mode de vie et varie avec l’âge. S’il vous attaque un jour, ce sera du bout des dents, pour mieux vous connaître. L’adolescence du requin tigre a plusieurs rangées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première de ses hésitations tient à son mode de déplacement. Les anglo-saxons appellent cela son « schéma de nage rebondissant ». Le requin tigre arpente la colonne d’eau de bas en haut. A cela une raison bien simple : comme le dirigeable recherche les courants porteurs, le tigre inspecte les strates odorantes en recherche de nourriture, car les courants portent conseil. Il passe rapidement de 6 à 70m. Le tigre passe sa journée dans l’ascenseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car il en va autrement la nuit. Le requin tigre n’arrive pas à se décider. Ou bien il s’éloigne en mer, ou bien il se rapproche de la côte. Dans tous les cas, il est moins actif qu’on ne le pensait et reste même parfois longtemps en un même lieu, sans doute pensif. Ce demi somnanbulisme explique sans doute le pyjama rayé qu’il porte en permanence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On disait jusqu’à récemment que le requin tigre ne vivait qu’en eau chaude et ne descendait jamais à plus de 350m de fond. Les dernières études, basée sur la télémétrie acoustique, ont déjà (en moins de deux ans) prouvé le contraire. Les quelques requins tigres marqués à Aliwal Shoal en Afrique du Sud avec des appareils enfin fiables ont montré qu’ils pouvaient descendre ponctuellement jusqu’à 875m dans une eau à 5°c.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reste que le tigre préfère quand même l’eau chaude. C’est indéniable. Il quitte plus ou moins les eaux du Kwazulu Natal en Juin pour ne revenir qu’en Octobre. Quelques spécimens particulièrement bien adaptés restent néanmoins dans la région en permanence. On ne sait ce qui les différencie des autres, si ce n’est un vécu de requin tigre particulier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux choses semblent provoquer les transhumances du requin tigre. La nourriture et la température de l’eau. Cette dernière semble cependant bien plus déterminante. Ainsi, on ne constate pas les mêmes transhumances chez les requins tigres hawaïens que chez les tigres sud-Africains, la température des eaux hawaïennes étant bien plus constante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les autres aspects changeant de la personnalité du requin tigre, on peut également citer son régime. Contrairement à bien d’autres requins, le tigre possède un régime extrêmement varié de proies vivantes ou non. C’est ce qui lui valu sa réputation de poubelle des mers ,puisqu’on a souvent retrouvé des objets en métal ou en plastique dans son estomac. Ce caractère de charognard lui a certainement valu d’endosser certaines attaques qu’il n’avait peut-être pas commises. Ainsi, quand on a retrouvé, il y a deux ou trois ans le bras sectionné d’un pêcheur sous-marin disparu près de Sodwana en Afrique du Sud, on a tout de suite cru que le coupable était  un gros requin tigre de plus de quatre mètres observé dans la zone de recherche le même jour. Il n’est pas dit cependant que le pêcheur sous-marin ne soit pas mort d’une syncope en remontant à la surface et que le requin tigre n’ait fait que se repaître du corps qui traînait au fond. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le régime varié du tigre en Afrique du Sud se compose principalement d’élasmobranches que l’on retrouve dans 46,5% des estomacs de spécimens capturés, puis viennent les téléostes (37,3%), les mammifères marins (36,4%), les oiseaux (22,5%), les mollusques (16,3%), des objets divers et variés (13%), les crustacés (10,7%), les reptiles (6,6% : essentiellement des tortues). Ce menu peut varier énormément selon les points du globe. Chez les tigres de Shark Bay en Australie par exemple, on trouve une dominante de tortues et de mammifères marins. Ce régime évolue de surcroît  avec l’âge. Ainsi ce n’est qu’à partir de 2m50 que la tortue fait son apparition au menu. Avant cela, les mâchoires du requin tigre ne sont pas encore assez puissantes pour transpercer l’épaisse carapace de ces reptiles. Cette extrême variété des proies du requin tigre nous a longtemps fait croire que nous pourrions éventuellement faire partie du menu. Ce n’est heureusement pas le cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation des tortues nous livre quelques enseignements sur les habitudes de chasse des requins tigre. Ainsi, on s’est longtemps demandé pourquoi les tortues vertes étaient plus épargnées par les tigres que leurs cousines les caouannes. C’est le cas en Australie comme en Afrique du Sud. Après des études, on s’est aperçu que les tortues vertes passaient bien moins de temps en surface pour prendre leur respiration. Ainsi, elles s’exposaient moins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le blanc, le tigre est un requin qui chasse à l’affût. En partant du bas, contrairement au laveur de carreaux. Inversement, quand il monte, il ne peut s’empêcher de suivre ceux qui glissent vers le bas, comme des gouttes sur une vitre. Il se nourrit souvent en surface. La combinaison de ce mode de prédation, de sa taille et de son menu varié, explique qu’il se soit rendu coupable de nombreuses attaques sur des baigneurs. Rarement sur des plongeurs toutefois, et quasiment jamais sans que celles-ci ne soient provoquées. Les accidents/incidents peuvent être considérés comme provoqués dans la mesure où dans tous les cas un appât était présent dans l’eau moment de l’attaque, qu’il s’agisse d’un shark feeding ou de pêcheurs sous marins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reste qu’on sent qu’il convient d’être méfiant en présence d’un tigre. Comme le longimanus, le tigre vient défier le plongeur de très près. Le mieux alors est de ne rien faire. Quand on a l’habitude, comme moi, de plonger avec une caméra, on peut toujours se protéger avec celle-ci, mais mieux vaut tout de même ne pas provoquer de contact avec le requin, même s’il vient très près. Il n’est pas dit d’ailleurs que ce ne soit pas le métal et les batteries de la caméra qui l’attire. Les requins tigres aiment également beaucoup les écrans de contrôles LCD des caméras vidéos modernes. Méfiez vous donc des caméras sous marines pourvues d’un écran de contrôle extérieur. A moins que vous n’aimiez vous faire des frayeurs.&lt;br /&gt;
Méfiez-vous également du calme du tigre. Quand un tigre attaque, l’attaque est rarement soudaine, il ne s’agit d’ailleurs le plus souvent même pas d’une attaque de son point de vue, mais d’un « check bite ». Une morsure investigatrice faite dans le calme. Le requin tigre n’a pas peur de vous. Il n’hésitera pas à vous « goûter » pour mieux vous identifier. Ainsi est fait son caractère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoiqu’il en soit, en règle générale, le tigre évite l’homme. Pendant longtemps, on s’est d’ailleurs demandé pourquoi les palanquées de plongeurs voyaient si peu de tigres sur Aliwal shoal, alors même que le récif fait partie de leur territoire. On pourrait d’ailleurs se poser la même question pour les requins blancs du Cap. La réponse est simple, les requins tigres évitent les plongeurs.Les relevés faits sur Aliwal grâce aux requins marqués montrent que ceux-ci ne fréquentent assidument le récif que l’après midi, alors même que les dernières plongées ont lieu entre midi et une heure. Les tigres ont compris les règles de notre manège sous-marin. Quant aux spécimens qui s’aventurent sur le récif durant la matinée, les plongeurs la plupart du temps ne les voient pas. Probablement se faufilent-ils derrière les palanquées où nagent-ils en surface quand ils les croisent. Or nous ne regardons que rarement au-dessus de nos têtes, piétons que nous sommes d’un monde en deux dimensions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tigre, qui est également le plus primitif des requins, la plus vieille espèce vivante, est un requin discret et furtif qui se cache et nous cache sans doute encore bien des secrets. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/07/29/un-cameraman-provoque-l-attaque-d-un-requin-bouledogue.html</guid> <title>Un caméraman provoque l'attaque d'un requin bouledogue</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/07/29/un-cameraman-provoque-l-attaque-d-un-requin-bouledogue.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Sun, 29 Jul 2007 21:10:00 +0200</pubDate> <description> Il y a de cela quelques mois, dans un article consacré aux circonstances dans lesquelles le requin bouledogue peut en venir à attaquer l'homme (cf. requinades), je vous avais parlé d'une vidéo aperçue sur la toile dans laquelle un caméraman se faisait mordre. La voici. Du fait de la mauvaise qualité de l'image, je pensais alors que le caméraman avait tenté de filmer un requin qui se débattait au bout de la ligne d'un pêcheur, ce qui n'aurait déjà pas été très malin. Je surestimais ce monsieur. La réalité est bien plus consternante, comme vous pourrez le constater vous-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le caméraman et son équipe de pseudos scientifiques ont tenté d'accrocher une crittercam sur le dos du requin qu'ils venaient de pêcher. Généralement, on immobilise pour une telle opération le requin le long du bateau, mais ces messieurs ont apparemment préféré faire cela directement dans l'eau. Le requin, se débattant, a finalement réussi à s'échapper. Le caméraman n'a alors rien trouvé de mieux que de le suivre pour continuer à filmer. C'est alors qu'un harpon (lancé de la surface par les pêcheurs qui avaient aidé à la capture du squale?) est venu heurter le flanc de celui-ci. Le requin passablement exaspéré  a fait demi-tour et a mordu le caméraman à la hanche. Contrairement à l'imbecilité de ce dernier, la patience du requin bouledogue a des limites. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand j'avais vu ces images pour la première fois, il y a quelques années, l'attaque était sortie de son contexte et on pouvait croire à s'y méprendre qu'elle n'était pas provoquée, du fait de la qualité de l'image qui ne permettait pas de voir le harpon heurtant l'animal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut se méfier des images qui se font si bien passer pour la vérité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;embed src=&quot;http://www.metacafe.com/fplayer/227411/shark_vs_camera.swf&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;300&quot; wmode=&quot;transparent&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br&gt;&lt;font size = 1&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metacafe.com/watch/227411/shark_vs_camera/&quot;&gt;Shark Vs Camera&lt;/a&gt; - &lt;a href='http://www.metacafe.com/'&gt;Click here for more blooper videos&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : on notera au passage quelques incohérences. Des images de requin Blanc en début de film? Des gros plans d'un autre requin, tournés en un autre endroit (on reconnaît distinctement le fond de Walker's Cay, d'où viennent d'ailleurs quasiment tous les gros plans de requin bouledogue). J'aime également beaucoup la voix off qui stipule que Nick était &quot;confiant, persuadé que le requin n'attaquerait qu'en cas de provocation&quot;. Car évidemment, il n'avait pas du tout été provoqué. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/01/18/vingt-cinq-contre-un.html</guid> <title>Vingt cinq contre un</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2007/01/18/vingt-cinq-contre-un.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Thu, 18 Jan 2007 02:45:00 +0100</pubDate> <description> C’est la cote assignée par les bookmakers anglais aux paris de ceux qui pensent qu’en 2007, avec le réchauffement climatique, on observera enfin un requin blanc sur les côtes britanniques. Le réchauffement de la planète entraîne un réchauffement des têtes. A moins que ce ne soit l’inverse. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2006/08/11/pourquoi-le-requin-pelerin-saute-t-il.html</guid> <title>Les requins pèlerins ne sautent pas pour flamber</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2006/08/11/pourquoi-le-requin-pelerin-saute-t-il.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Fri, 11 Aug 2006 11:15:00 +0200</pubDate> <description> On sait qu’il arrive aux requins pèlerins de sauter hors de l’eau, ce que l’on ignore en revanche, c’est la raison qui les y pousse. Certains envisagent, du fait de la présence fréquente d’autres spécimens dans les environs lorsque ce comportement a pu être observé, qu’il puisse s’agir d’une démonstration de puissance dans le cadre d’une parade nuptiale. On n’a pourtant jamais, à ma connaissance, observé de tels comportements, précédant l’accouplement, chez d’autres espèces de requins. Il s’agit plutôt là d’un comportement propre à  certains mammifères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche nombreux sont les requins qui sautent en dehors de l’eau. A ma connaissance, le requin mako, le requin cuivre, le requin blanc, le requin renard, pour ne citer que ceux là, sont régulièrement observés sautant complètement en dehors de l’eau. Si ce comportement est fréquemment observé, il est en revanche rarement documenté. La difficulté est là. Il est quasiment impossible de savoir où et quand un requin sautera. Ainsi lors d’une promenade en bateau sur le lac Santa Lucia en Afrique du Sud, le guide me signala qu’il observait régulièrement de jeunes requins du Zambèze sauter en dehors de l’eau, mais que personne n’était jamais parvenu à les photographier. Là encore, on ne savait pas ce qui provoquait ces sauts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde entier à découvert ce comportement, pourtant observé depuis longtemps par les pêcheurs, chez les grands requins blancs d’Afrique du Sud, à la suite du documentaire Air Jaws, produit par Discovery. La vraie découverte ne fut pas celle de ce comportement en soi, mais le fait de trouver un endroit où il se produisait régulièrement et de trouver la manière de le provoquer artificiellement afin de pouvoir le filmer et l’étudier. C’est ce qui a fait la fortune de Chris Fallows et qui a permis à tous les grands noms de la photo sous marine, de David Doubilet à Amos Nachoum, d’y aller de leur photo de grand blanc en suspension. En 2005, lors du Sardine Run, j’ai pu observer des requins cuivres sautant en dehors de l’eau à raison d’un toutes les 30 secondes pendant 20mn.  L’un d’eux a décollé d’au moins un mètre ou deux de la surface à trois mètres de notre zodiac. C’est le fait que les sauts se soient répétés les uns après les autres qui m’a permis, après de longues minutes passée à filmer la surface et les oiseaux qui la transperçaient, de capturer tant bien que mal sur film deux de ces sauts (voir capture vidéo dans l'album &quot;Sardine run 2005&quot;). La présence de nombreuses poches de sardines et l’activité des oiseaux ne laissait planer aucun doute quant à ce qui motivait ces sauts. Il s’agissait évidemment de prédation, comme pour les blancs d’Afrique du Sud. Les requins cuivres fonçaient probablement à travers les poches gueules ouvertes en venant du dessous. Ils traversaient sans doute la surface, emportés par leur élan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se pourraient qu’il en aille de même pour les pèlerins et que la prédation soit aussi ce qui les pousse à sauter. Alors que je plongeais dans le sud de l’Angleterre en juin 2004, on me rapporta une observation unique, non documentée à ma connaissance, où trois requins pèlerins avaient été vus encerclant un petit banc de maquereaux. Le témoin de la scène, un opérateur de plongée local tout ce qu’il y a de plus raisonnable et fiable et qui constitue certainement une des personnes au monde à avoir vu le plus de requins pèlerins dans sa vie, me fit part de sa surprise à la vue de ce comportement étrange de la part de squales qui sont réputés ne se nourrir que de plancton. Au bout de longues minutes passées à frôler les maquereaux pour les obliger à se serrer les uns contre les autres, un des trois pèlerins sauta soudainement en dehors de l’eau pour retomber au beau milieu des maquereaux. Peu après, la surface, à l’endroit où le requin était retombé, pris une teinte légèrement orangée. C’est alors qu’on vit les ailerons des requins traverser cette nappe orange. Notre ami témoin de la scène décida de s’approcher pour voir de quoi il en retournait. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que ce qui teintait l’eau était en fait des œufs de maquereaux dont les requins étaient en train de se repaître. Probablement qu’en retombant sur les maquereaux, le requin avait provoqué une réaction de panique chez les femelles pleines qui leur avait fait libérer leurs œufs. Comment les requins pèlerins avaient-ils découvert cette astuce de chasse ? Nul ne le saura jamais. Ce comportement est-il propre à l’ensemble des requins pèlerins de par le monde, je n’en sais rien. Ce qui est clair en revanche, c’est que, dans ce cas au moins, la prédation était la cause du saut. Comme pour le requin cuivre et le requin blanc. Les requins pèlerins ne sautent donc pas pour flamber. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2006/06/06/d-en-haut.html</guid> <title>D'en haut</title> <link>http://sharkuterie.blogspirit.com/archive/2006/06/06/d-en-haut.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Patrick)</author>   <category>Requinades</category>   <pubDate>Tue,  6 Jun 2006 01:25:00 +0200</pubDate> <description> A tous ceux qui regardent la mer d’un bateau, la surface apparaît comme une frontière sans poste, voûte plus ou moins céleste et d’autant plus mystérieuse qu’ils la regardent d’en haut. Ils ne peuvent s’empêcher de se considérer comme des dieux, vivant au-delà du ciel, contemplant la surface comme une frontière infranchissable. Leurs fils de pêche articuleraient, s’ils y croyaient, des marionnettes situées de l’autre côté de cette fenêtre qui sont pour les habitants d’en bas un miroir désespérant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emportés par leur propension à l’analogie, ils en viennent naturellement à penser que la surface, étant un plancher pour eux, doit nécessairement être un ciel pour les autres. Ceux d'en bas. La parenté entre les habitants de la surface et ceux des cimes serait si évidente que vous ne me croiriez pas. Un Longimanus ne possède t-il pas des nageoires dont l’assise rappelle celle d’un F-16?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un aileron de requin qui dépasse n'est qu'une moitié, une moitié de ce que nous ne voyons pas mais qui nous fait peur. Quand même, un peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme qui nage pourrait facilement et imperceptiblement opérer un renversement mental semblable. Il lui suffirait de regarder vers le fond tout en se croyant en dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son tuba aspirerait de l'eau et il se sentirait bien. </description>  </item>  </channel> </rss> 