30.07.2009
sharks and symbolism
“There isn't any symbolism. The sea is the sea. The old man is an old man. The boy is a boy and the fish is a fish. The shark are all sharks no better and no worse. All the symbolism that people say is shit. What goes beyond is what you see beyond when you know.”
Ernest Hemingway
12:36 Publié dans Sharkisms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : requin, shark, hemingway, animaux, citation, quote
27.07.2009
Plus vite qu'un requin
"Il n'est pas nécessaire de savoir nager plus vite qu'un requin, il suffit de savoir nager plus vite que la personne qui se baigne avec vous."
Kevin Nilon
15:42 Publié dans Sharkisms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : requin, citation, animaux, kevin nilon
03.06.2009
Accident waiting to happen
C’est la formule qu’utilisent les anglo-saxons pour qualifier un certain type d’activité dont la fin tragique n’est que trop prévisible. Il y a quelques temps, mois, années peut être, dans un article intitulé « la réputation du longimanus est-elle justifiée ?», j’avais décrit les comportements stupides et dangereux auxquels se vouaient certains plongeurs en croisière en mer rouge avec la bénédiction de certains opérateurs . Ce qui devait arrivé est arrivé : une femme a été tuée ces derniers jours par un requin au sud de la mer rouge lors d’une de ces croisières.
Quand pour la première fois, je vis en 2003 des longimanus aux Brothers, un des guides de plongée me montra des clichés pris à Elphinstone de ces mêmes requins chargeant les plongeurs. Le guide admit que pour obtenir ces clichés il avait du appâter les requins au moyen de carcasses de poulets. Deux ans plus tard, à Elphinstone, je vis des touristes jeter de la nourriture aux longimanus depuis un bateau. Quand je leur criai d’arrêter, ils réagirent comme face à un mauvais coucheur.
J’ai vu ce requin plusieurs fois en mer rouge. Elphinstone, les Brothers, Daedalus et Habili Ali. Je suppose que c’est sur l’un de ses sites que l’attaque a eu lieu. Le communiqué parle d’un récif au sud de Marsa Alam, donc a priori pas Elphinstone, mais allez savoir avec les communiqués. Pas sûr non plus qu’il s’agisse d’un longimanus, le communiqué ne le précise pas. Il pourrait tout aussi bien s’agir d’un requin soyeux, mais bon, je mettrais quasiment ma main à couper, façon de parler, que c’était bien lui. L’aileron blanc du large.
Penser que l’on puisse nourrir un longimanus à la main en snorkeling comme cela semble avoir été le cas semble totalement délirant pour celui qui connaît un peu les requins. Cousteau désignait ce requin comme le plus dangereux à son sens. C’était très exagéré, mais de là à le confondre avec un caniche, il y a un grand pas que je ne sauterais pas. Il n’attaque certes pas beaucoup plus souvent que le caniche, mais la morsure est un peu plus dangereuse, surtout quand on se trouve en pleine mer dans un pays qui ne dispose pas d’hélicoptères de secours.
Ce qui me désole le plus dans cette histoire, c’est le comportement des opérateurs. Que les touristes ne mesurent pas les dangers que peut présenter cette espèce une fois excitée est une chose, mais que ceux qui le savent ne les préviennent pas en est une autre. D’autant plus que d’autres incidents s’étaient déjà produits, soigneusement cachés au grand public.
Le requin océanique est un requin du large, à l’affût de la moindre opportunité. Il défie souvent les plongeurs avant de s’éloigner. Il les teste, sait-on jamais. Je l’ai vu attaquer les parachutes oranges montant vers la surface de plongeurs au palier. C’est le plus beau requin qu’il m’ait été donné de voir. Mettez de la nourriture dans l’eau (n’importe comment de surcroît), vous en ferez malgré lui un tueur potentiel.
17:56 Publié dans Requinades | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : attaque, requin, mer rouge, egypte, longimanus, touriste, croisière, animaux, marsa alam
20.05.2009
Le requin transactionnel
Il existe un requin très agressif et méconnu, le requin transactionnel.
Il pense ne pas aimer mordre, mais ne peut pourtant s’en empêcher. Son aileron dorsal penche à droite. Certains disent qu’il est en berne, d’autres ne le remarquent pas.
Requin du large, une irrésistible envie le pousse pourtant vers le bord. Attiré par les jambes de belles nageuses, il ne peut s’empêcher de s’en approcher.
Pourtant à chaque fois qu’il mord, il se sent irrémédiablement pris de remords et se met à perdre du sang, comme s’il se le reprochait.
De chacun de ses ailerons s’échappe un large filet rouge que d’aucuns qualifieraient de saignement à flots.
C’est alors que le requin transactionnel finit par mériter son nom. Il prend soudain conscience que c’est finalement lui-même qu’il a mordu, que c’est lui même qui saigne et que c’est lui même qui tôt ou tard devra se sauver vers le large.
On devrait interdire les jeux aux requins qui ne pensent qu'à eux-mêmes.
00:03 Publié dans Requins très rares | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : animaux, requin, attaque, transactionnel, psychologie, obsession
07.08.2008
Une petite dépêche
Je ne sais pas si'il arrive à certains d'entres vous de regarder "Shark Week", chaque année sur Discovery (vous pouvez charger certains films sur itunes store), mais le dernier cru est particulièrement décevant : enfoncement de porte ouvertes par des américains musclés et hystériques, expérimentalo-sensationalisme béat, rotation indéfinie du sens, sont les ingrédients qui ne vous emmènent nul part. On n'apprend rien. Comme si les requins s'étaient refermés à double tour.
Mon article sur le fait de tourner en rond n'était donc pas déplacé. Quoi de neuf? Il se passe des choses certes, mais pas de quoi faire un article et encore moins un documentaire. Que vous dire?
Que les requins baleines crâment leur fuel en profondeur, que les tigres ne sont pas fiables même apprivoisés, que le sardine run se manifeste toujours mais plus bas? Pas de quoi se lever la nuit.
Pour le reste il faudra innover. Trouver d'autres manières de filmer. Inventer pour observer du nouveau,
sous l'eau.
Si ça continue, je vais encore me répéter en anglais.
01:50 Publié dans Requineries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : requin, nouveauté, requin baleine, shark week, tigres, animaux
17.07.2008
Au courant
La Sharkuterie était fermée le mois dernier. Apparemment, certains d’entre vous étaient au courant. Je le sais car j’ai les empreintes digitales (mais anonymes) de tous ceux qui sont passés. Vous n’étiez pas très nombreux.
Pour reprendre les choses là où nous les avions laissées, voici un petit film concocté avec des amis du bureau.
Promis, les prochains posts seront plus spécifiquement requinesques.
04:20 Publié dans Requinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, requin, maintenant, agir; Greenpeace
23.05.2008
Le tour de la question
Ces derniers temps, je me pose parfois cette question angoissante. Ai-je fait le tour de la question des requins. ? Ou plutôt, combien de fois en ai-je fait le tour ? Ne suis-je pas occupé à encercler de manière répétitive et obsessionnelle un sujet qui n’en vaut plus la peine. ? Un sentiment de requin. Une curieuse impression de tourner en rond.
Si la nature complexe de la fascination que nous portons à ces animaux était finalement plus intéressante que ces derniers. Ne se pourrait-il qu’ils ne soient que les victimes de notre imaginaire ?
Leur beauté n’est t-elle pas à mettre en rapport avec la décharge d’adrénaline injustifiée que nous procure leur présence ? L’une n’est-elle pas le résultat de l’autre ?
La réalité des requins est peut être très nettement en dessous de la représentation fantasmatique que nous nous en faisons .
Je tourne en rond.
Et je continuerai, jusqu’à ce que le problème se sente cerné.
03:41 Publié dans Requinades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animaux, requin, sujet, cerné, en rond, défense, sharkuterie
15.04.2008
Les requins sont de gauche, mais ça ne se voit pas tout de suite
Contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord, les requins penchent à gauche. Pas physiquement, non. Politiquement.
Il y a des choses ou des êtres pour lesquels on ne se pose même pas la question. Les panneaux indicateurs, la corrida, les voitures, Pompidou, les couteaux à huîtres, sont par exemple évidemment des éléments de droite. Même si je m’interroge pour Pompidou.
En revanche et c’est incontestable, les foulards, les cheveux longs, les escaliers, les pavés, les chats, les poulpes, les lunettes rondes, les carnavals et certains anciens amis de Mitterrand sont de gauche.
Il y a des choses que nous savons immédiatement localiser dans notre cartographie politique binaire et d’autres, non. Certaines que nous croyons situer et d’autres où nous nous trompons.
Mais quels sont donc les éléments qui donnent à penser que le requin est de gauche :
- Tout d’abord, il n’arbore pas le sourire trompeur du bonimenteur.
- Il est résigné et il ne s’en cache pas.
- Il est authentique et constant dans son caractère.
- Ensuite, il confie ses enfants directement au Parti. Il ne les éduque pas personnellement, de peur de les corrompre, et laisse plutôt l’Etat les imprégner de sa loi.
- Il est persécuté et stigmatisé.
- Il chasse avec d’autres espèces, il est éclectique.
- Il tolère la différence
- Il n’y en pas en Allemagne.
Voilà, si vous voyez autre chose, n’hésitez pas à me faire signe, cette analyse n’étant pas à 100% scientifique.
01:45 Publié dans Requineries | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : requin, politique, gauche, droite, sharkuterie, animaux, Mitterrand
11.04.2008
Quelques commentaires sur Sharkwater
Je tiens à commencer ce post par un grand remerciement à Rob Stewart qui a fait plus que n’importe qui pour défendre les requins, voire plus que tous les autres réunis. Si l’on peut discuter la caisse, on ne peut nier la résonance.
Vous l’aurez compris, c’est la partie « Oui » de l’article. Et elle n’est pas finie. Certaines images sont exceptionnelles, d’autres insoutenables, parfois les deux en même temps. Le traitement de l’image (notamment dans les scènes en noir et blanc de la première partie) et la bande son sont magnifiques.
Certains regretteront les scènes du début qui ne font que répéter ce que de si nombreux documentaires ont déjà dit. Peu importe, la visée est pédagogique. On prend les gens là où ils sont pour la plupart et on les emmène par la main un peu plus loin.
Entamons la partie : "Bon!"
Rob Stewart aime bien se voir. Il se met beaucoup en scène. Espérons que ce narcissisme ne cache rien. Espérons que nous ne sommes pas face à un Michael Moore de l’écologie documentée. Une première excuse me vient cependant à l’esprit. Il développe un côté personnel de sa relation de fascination aux requins qui me plaît. Puis une seconde, plus terre à terre : de nos jours, et pour plusieurs raisons qui tiennent aux coûts rapportés aux revenus qu’implique son combat, il a tout intérêt à médiatiser sa personne s’il veut le poursuivre.
Le film devient à mon sens vraiment passionnant à partir du moment où nous entrons, c’est le cas de le dire, dans le vif du sujet. Le massacre organisé. Saluons au passage le courage du réalisateur et de tous les membres du Sea Shepherd, même si je ne partage pas leur avis sur l’efficacité de ces méthodes.
Prenons un exemple que cite Paul Watson lui-même, qui croit que ce sont les individus seuls et l'action violente qui font bouger les choses : Nelson Mandela et la cause noire en Afrique du Sud. Héritier de Gandhi, Mandela n’a jamais vraiment cru, me semble t-il, à la lutte armée que menaient ses condisciples. Ce n’est pas à mon sens qu’il s’y opposait par principe, même si je n’en sais rien, mais j’ai surtout l’impression qu’il ne croyait pas en son efficacité. La lutte armée à surtout permis à certains rebelles de l’ANC de se faire exploser leur propre gueule avec leur propre bombe, tandis que Mandela a fait plier le gouvernement d’abord depuis sa prison, puis par les grèves qui paralysèrent l’économie sud africaine.
Inutile de le souligner, nous entrons dans la partie "mais" de l'article.
Ramenons tout cela aux requins. Si l’action de Paul Watson est utile, car elle contribue certainement à faire peur à certains braconniers, elle semble dérisoire. Je ne crois pas qu’on puisse empêcher de pauvres gens aux quatre coins du monde de tenter de gagner à tout prix cet argent qui leur fait si cruellement défaut. Qu’ils soient exploités par des salauds, aucun doute. Qu’ils soient eux-mêmes coupables, non. Je pense que même si une action de Police comme celle de Paul Watson est nécessaire et devrait être prise en charge au niveau international vue l’urgence de la situation, elle ne peut se faire sans que parallèlement soit mèné le vrai combat, celui qui consiste à faire cesser la demande. C’est aux consommateurs qu’il faut parler. Ce sont eux qui attaquent et mangent les requins. C’est aux gouvernements qu’il faut aussi s’adresser pour faire interdire ce commerce qui ne pèse finalement pas si lourd à l’échelle d’économies comme celles de la Chine et de Taïwan. C'est la demande qui tarira l’offre, comme pour l’ivoire.
Autre chose, puisque je parle du marché asiatique. Le documentaire n’évoque pas l’ensemble des protagonistes de ce carnage planétaire. Ce n’est pas forcément un oubli volontaire, mais assurément une omission malencontreuse. Sachez cependant que de nombreux pays occidentaux, avec une mention spéciale pour l’Espagne et l’Australie (la France est dans le coup aussi), participent activement à fournir le marché asiatique. L’Afrique du Sud elle-même a accordé une quinzaine de licences à des bateaux taïwanais, depuis au moins cinq ans.
Voilà, en conclusion, merci quand même Rob! Ca commence à bouger.
01:40 Publié dans Requinisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sharkwater, les seigneurs de la mer, critique, requin, chinois, extermination, animaux
16.02.2008
The rainbow fin
J’entends souvent dire autour de moi que l’environnement est un souci de riche, la mer encore plus, et les requins, qui sont ma passion, je ne vous en parle même pas. Il faudrait, semble t-il, au moins être concerné par le paquet fiscal de Sarkozy pour avoir le droit de s’en soucier. Préoccupation de privilégié.
Le monde serait ainsi divisé en deux : d’un côté Zola, de l’autre le règne naturel. D’un côté le progrès, de l’autre ceux qui ne lisent pas. C’est à cela que l’on réduit hélas bien souvent le débat actuel. Les écolos seraient des débiles à la pensée parcellaire. Personnellement, je n’adhère pas à cette conception primaire. Certes il y a bien deux sortes de personnes, mais elles ne se répartissent pas de cette manière-là. En fait, il y a ceux qui divisent le monde en deux et ceux qui ne le font pas. Ceux qui pensent que l’Homme et la Nature se distinguent et ceux qui ne le pensent pas.
Or le souci écologique et le souci humain ne font pas deux, ils ne font qu’un. L’homme n’est qu’un sous-produit de la Nature. La croissance est une idéologie qui nous menace nous, osbcure sous-partie de la biosphère.
Une chose m’inquiète cependant. Très, très sérieusement d'ailleurs. Il s’agit de notre temps de réaction à nous tous. Nous nous comportons comme si nous avions le temps.
Alors que c’est tout de suite qu’il faut s’y mettre.
La menace qui se dresse face à nous n’est d'ailleurs peut être que le prétexte qu’il nous manquait pour réinventer une société si loin d’être parfaite. Qu'attendons-nous?
It’s an exciting time to be alive !
PS: désolé pour ce post lyrique, mais pas très requinesque
02:25 Publié dans Requinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : requin, sharkuterie, extinction, nature, dévéloppement durable, voiture de sport, jacuzzi

